Le bilan et la rééducation des troubles du calcul et du raisonnement logico-mathématique sont inscrits à la nomenclature des actes orthophoniques.

Il n’y a pas de consensus, à l’heure actuelle, sur la définition de la dyscalculie. Les différentes écoles sur le sujet parlent d’un trouble pouvant être limité à la fonction calculatrice et allant jusqu’au trouble du raisonnement logico-mathématique.

Plusieurs définitions sont données par les auteurs (liste non exhaustive) :

  • Klees, questions de logopédie n°35-1999 : « Il apparait clairement que la dyscalculie ne peut pas être seulement considérée comme un retard dans la maitrise dans la faculté à calculer – retard qu’il serait possible d’objectiver par des tests de niveau et auquel l’éducateur pourrait remédier par des exercices répétitifs. La dyscalculie représente d’abord un dysfonctionnement dans le processus de structuration des nombres, dont le retard scolaire n’est que la conséquence et ne présente que la partie visible l’iceberg. »
  • Temple, 1992 : « Troubles des compétences numériques et des habiletés arithmétiques qui se manifesteraient chez des enfants d’intelligence normale qui ne présentent pas de déficits neurologiques acquis »

Des difficultés mathématiques peuvent se rencontrer chez tout enfant en phase d’apprentissage ; elles s’effacent au rythme des progrès et il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Ce qui distingue la dyscalculie c’est son caractère durable : le trouble persiste dans le temps et subsiste aux différentes tentatives pédagogiques.

Signes d’appel possibles :

  • difficultés à se situer dans l’espace et le temps
  • difficultés à acquérir la numération
  • difficultés à reconnaitre les nombres
  • difficultés à comprendre le principe des unités, dizaines, centaines…
  • difficultés à réaliser des opérations (addition, soustraction, multiplication, division)
  • difficultés à raisonner
  • difficultés à acquérir les tables de multiplication
  • difficultés à résoudre les problèmes mathématiques soit parce que l’enfant ne comprend pas la consigne, soit parce qu’il ne sait pas comment s’y prendre pour la résolution
  • difficultés à gérer, manipuler de l’argent
  • difficultés à lire et transcrire les nombres (ex : quatre cent quatre treize = 4008013)
  • difficultés de compréhension écrite

La prévalence est estimée entre 3% et 6% de la population, sur l’ensemble des études. Pour obtenir les coordonnées des orthophonistes formés à la rééducation des troubles du calcul et du raisonnement logico-mathématique :

  • Cogi’Act : groupe de recherche et de promotion de la formation en orthophonie : raisonnement et langage
    www.cogi-act.com 
    Un formateur pourra vous donner les coordonnées des orthophonistes formés sur votre département.
  • Gepalm : groupe d’étude sur la psychopathologie des activités logico-mathématiques.
    www.gepalm.org 
    Le site vous permet d’accéder à la liste des rééducateurs sur votre département.
Centre Hospitalier Régional d'Orléans