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RDV de la Santé du 3 décembre : Faut-il encore parler du sida en 2008 ?

Conférence Mercredi 3 décembre 2008.pdf Conférence-débat ouverte à tous, mercredi 3 décembre 2008 à 20 h 30 au Muséum d’Orléans, 6 rue Marcel Proust : Faut-il encore parler du sida en 2008 ? Animée par le Dr Philippe ARSAC, chef de service médecine interne au CHR d'Orléans, en présence de représentants du monde associatif. Ci-contre plus de détails.
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écrit le 2008-11-27 10:58:45 par Cecile Audet
 

Médecine générale
sexualité et vieillissement masculin"

 Résumé de la conférence sur le thème "sexualité et vieillissement masculin" -------------------------------------------------------------------------------- Mercredi 4 avril, au Muséum d'Histoire Naturelle, le Dr Dominique Delavierre a proposé une conférence intitulée : Sexualité et vieillissement masculin : au-delà de cette limite, votre ticket est-il toujours valable ? Lisez la suite pour en avoir le résumé....
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écrit le 2007-04-20 12:24:12 par alice LESAGE
 

Etablissement
L'infarctus du myocarde

 L’infarctus du myocarde, plus communément appelé « crise cardiaque », frappe 120 à 150 000 personnes et cause 40 à 50 000 morts chaque année. Il représente près de 40 % des décès pré-hospitaliers et quelque 5 milliards d’euros de dépenses de santé par an ! Cet accident grave, dont le nombre n’a pas diminué ces dernières années, impose de bons réflexes et des soins en extrême urgence. L’infarctus peut cependant être évité ou minimisé, comme la plupart des maladies cardio-vasculaires grâce à une bonne hygiène de vie. Pour en savoir plus, lisez la suite...
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écrit le 2007-04-02 15:50:02
 

Etablissement
L’INSUFFISANCE RESPIRATOIRE : COMMENT REPRENDRE L’EFFORT ?

 L’insuffisance respiratoire se définit comme l’incapacité pour le système respiratoire à assurer l’oxygénation du sang. Elle se traduit par une chute du taux d’oxygène dans le sang, associée parfois à une augmentation du taux de gaz carbonique. Lisez la suite pour en savoir plus...
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écrit le 2007-04-02 15:44:12
 

Pédiatrie
La bronchiolite du nourrisson

 La bronchiolite commence par une simple rhino-pharyngite, un banal rhume avec le nez bouché et qui coule, puis par un peu de fièvre (autour de 38° C). La maladie descend ensuite sur les bronches. L’enfant se met alors à respirer difficilement et rapidement, en émettant parfois un sifflement à l’expiration, en raison de l’obstruction de ses bronchioles sous l’effet de l’inflammation et de l’hypersécrétion de mucosités. Il se met aussi souvent à tousser par quintes répétitives. Pour en savoir plus, lisez la suite de l'article
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écrit le 2007-04-02 15:39:47 par alice LESAGE
 

Pédiatrie
La bronchiolite du nourrisson

La bronchiolite commence par une simple rhino-pharyngite, un banal rhume avec le nez bouché et qui coule, puis par un peu de fièvre (autour de 38° C). La maladie descend ensuite sur les bronches. L’enfant se met alors à respirer difficilement et rapidement, en émettant parfois un sifflement à l’expiration, en raison de l’obstruction de ses bronchioles sous l’effet de l’inflammation et de l’hypersécrétion de mucosités. Il se met aussi souvent à tousser par quintes répétitives. Pour en savoir plus, lisez la suite de l'article

LA BRONCHIOLITE DU NOURRISSON

Conférence du 11 janvier 2006 avec :
- Dr Michel RUDELIN, pédiatre en cabinet libéral et attaché au CHR
- Christophe MILLET, kinésithérapeute en service pédiatrie au CHR
- Marie-Laure STROIAZZO-LEMAIRE, kinésithérapeute, présidente de l’association KRO (Kiné Respiratoire Orléans)

LA BRONCHIOLITE : DEFINITION, SYMPTOMES ET PRISE EN CHARGE

La bronchiolite, qu’est-ce que c’est ?

La bronchiolite du nourrisson est une infection virale, due au Virus Respiratoire Syncitial (VRS) dans 80 % des cas, qui sévit de manière épidémique, de novembre à mars chaque année. La bronchiolite, appelée ainsi parce qu’elle atteint les bronchioles (les petites bronches terminales des poumons), frappe 30 % des enfants âgés de 0 à 2 ans (450 000 cas par an, à raison de 3 garçons pour 2 filles, les cas les plus graves concernant des enfants de moins de 6 mois). Potentiellement, 10 000 enfants sont concernés dans le Loiret.

Si un bébé présente les symptômes d’une bronchiolite en dehors de la période épidémique, est-ce une bronchiolite ?

Ce n’est a priori pas une bronchiolite à VRS, mais une bronchite qui a une autre origine ou un début d’asthme. Il faut savoir que 15 à 20 % des bronchiolites à VRS peuvent récidiver.

Quels sont les symptômes de la bronchiolite ?

La bronchiolite commence par une simple rhino-pharyngite, un banal rhume avec le nez bouché et qui coule, puis par un peu de fièvre (autour de 38° C). La maladie descend ensuite sur les bronches. L’enfant se met alors à respirer difficilement et rapidement, en émettant parfois un sifflement à l’expiration, en raison de l’obstruction de ses bronchioles sous l’effet de l’inflammation et de l’hypersécrétion de mucosités. Il se met aussi souvent à tousser par quintes répétitives.

Le sifflement expiratoire est lié soit à un spasme (fermeture rapide des bronches par contraction péri-musculaire), soit par hyper-réactivité ou « inflammation » des bronches. Les râles et les bruits (crépitants) appelés aussi craquements sont, eux, de l’ordre de l’obstruction.

Est-ce une maladie grave ou qui peut le devenir ?

Cette maladie est en général bénigne. Il arrive qu’elle puisse se compliquer en asthme à partir de 3 bronchiolites par an, mais cet « asthme du nourrisson » guérit 4 fois sur 5 durant la petite enfance.

Comment soigne-t-on la bronchiolite ?

- L’hospitalisation ne s’impose que pour 5 % des enfants : s’ils ont moins de 3 mois ou moins de 1 an mais sont nés prématurés et restés fragiles, s’ils refusent de s’alimenter, s’ils présentent des signes de « lutte respiratoire » (avec des sueurs et des pauses respiratoires), ont des troubles de la conscience ou s’ils souffrent de certaines maladies (maladie chronique du cœur ou des poumons, mucoviscidose, déficits immunitaires…).

- La bonne démarche consiste à consulter rapidement le médecin pour poser le bon diagnostic et démarrer le traitement adéquat. Ce dernier consiste surtout en quelques séances de kinésithérapie respiratoire et parfois par l’inhalation d’un médicament broncho-dilatateur (sur prescription médicale et lors d’un épisode présentant un spasme, mais rarement en première intention.), par chambre d’inhalation (l’enfant doit être assis, l’appareil tenu à l’horizontale face à sa bouche). Les antibiotiques, inefficaces contre un virus, ne sont prescrits qu’en cas de forte fièvre et confirmés lors d’une séance de kiné respiratoire par expectoration de crachats purulents, verts, jaunes, épais, faisant suspecter une surinfection bactérienne.

- Il faut aussi laver le nez de l’enfant avant chaque biberon au liquide physiologique pour qu’il respire mieux et s’alimente plus facilement (car jusqu’à 2-3 mois le bébé ne respire que par le nez) : le liquide est introduit dans chaque narine du bébé couché sur le dos avec la tête tournée sur le côté. Il s’agit aussi de coucher l’enfant dans une chambre chauffée à 18-19° C maximum, la tête du lit surélevée (de 30 degrés) afin de faciliter sa respiration et de le faire boire souvent par petites quantités (fractionner les repas, passer par exemple de 4 à 8 biberons). En revanche, on ne doit absolument pas lui donner d’autres médicaments, en particulier contre la toux.

Comment prévenir la bronchiolite ?

- En période épidémique, éviter au nourrisson la vie en collectivité ou les lieux publics.
- Ne pas l’emmener dans des lieux enfumés et le soustraire à la pollution atmosphérique (automobile, notamment).
- Ne pas embrasser le bébé sur le visage quand on est enrhumé.
- Se laver systématiquement les mains à l’eau et au savon avant de s’occuper de lui.
- Ne pas échanger les biberons, sucettes et couverts des enfants de la famille.

BRONCHIOLITE ET KINESITHERAPIE RESPIRATOIRE

Comment une séance de kiné respiratoire (AFE : Accélération du Flux Expiratoire) se déroule-t-elle ?

L’idéal est d’amener le bébé deux heures après qu’il ait pris son repas, car il risque de régurgiter ou de vomir. Chaque séance de kinésithérapie respiratoire dure 10 à 20 minutes. En gestes purs, une séance de kiné dure 5 minutes. Elle peut se prolonger par le temps d’auscultation, de récupération et de réponses apportées aux parents. Ce qui autorise un bon mouchage, de bons reniflements rétrogrades et l’expectoration d’une dizaine de crachats minimum dans le cas d’un vrai encombrement. S’il s’agit d’une mucoviscidose, la séance durera 3 à 4 fois plus longtemps.

Elle se déroule en plusieurs étapes :

- Appréciation de l’état général.

- Auscultation pulmonaire.

- Désobstruction rhino-pharyngée : mouchage et reniflement.

- Pression sur le thorax (dans les 3 plans) avec une main abdominale maintenant la sangle pour accélérer le flux expiratoire, ce qui facilite ainsi la remonté des « crachats » vers les gros troncs bronchiques.

- Déclenchement de la toux par pression sur la face antérieure ou latérale de la trachée.

- Antépulsion pharyngo-buccale : on fait cracher les « glaires » au bébé pour les amener aux bords des lèvres et ainsi éviter que l’enfant ne les ravale. On ne met pas de doigts dans la bouche ni de sonde d’aspiration pour éviter le réflexe nauséeux.

Est-ce que le bébé souffre durant ce moment souvent impressionnant pour ses parents et lui-même ?

Cette kinésithérapie ne fait pas souffrir l’enfant. Le bébé pleure souvent, parce que cette manœuvre le perturbe, mais cela ne lui fait pas mal, car il ne s’agit que de forcer l’expiration. De plus, pleurer le fait expirer.

Cette kinésithérapie n’a plus rien à voir avec la méthode du « clapping », les percussions sur la cage thoracique inefficaces et traumatisantes, qui n’est plus pratiquée par les kinésithérapeutes bien formés depuis plus de vingt ans.

Les parents peuvent ou non assister à la séance. Il faut bien leur expliquer comment se déroulent les choses pour qu’ils comprennent la technique et ne soient pas traumatisés par les pleurs du bébé.

Combien de séances faut-il pour venir à bout d’une bronchiolite ?

Il suffit en moyenne de 4 à 5 séances (1 par jour) pour venir à bout de la bronchiolite, en association avec un traitement médical adapté, à condition de ne pas avoir attendu que l’enfant soit trop encombré pour consulter.

KRO : UNE ASSOCIATION AU SERVICE DES PARENTS

KRO est une association a but non lucratif regroupant des professionnels de santé du secteur libéral et hospitalier. Elle a été fondée il y a 9 ans, par un groupe de 4 kinésithérapeutes, et s’appelait SOS KINE, puis elle a changé de nom par souci administratif. Elle a été fondée dans le but de permettre à tous les petits patients de trouver un kinésithérapeute les samedis, dimanches et les jours fériés (jours d’ouverture de l’association) et de désengorger le service d’urgence de l’hôpital. L’association est ouverte de mi-octobre jusqu’à Pâques. Pour le moment elle couvre Orléans et son agglomération.

Le fonctionnement de KRO :

Il y a 2 kinésithérapeutes de garde par week-end. KRO essaie d’équilibrer au mieux les secteurs géographiques de garde. La garde se déroule uniquement dans le cabinet du kinésithérapeute de garde : il n’y a donc aucun soin fait à domicile. Il faut téléphoner au service de garde : 02 38 22 29 89. Un répondeur indique les adresses et numéros de téléphone des kinésithérapeutes de garde. Les noms des kinés de garde sont en règle générale indiqués dés le jeudi midi.

Face à une bronchiolite, il ne faut donc pas, dans un premier temps, se précipiter aux urgences. Le médecin traitant et/ou le kinésithérapeute sont aptes à juger si l’enfant a réellement besoin d’une hospitalisation. Aller directement aux urgences, c’est prendre le risque d’une longue attente, donc de ne pas effectuer la séance de kinésithérapie d’emblée ou de retarder le traitement.

Jacques HUGUENIN, journaliste santé

écrit le 2007-04-02 15:39:47 par alice LESAGE
 

Médecine générale
sexualité et vieillissement masculin"

Résumé de la conférence sur le thème "sexualité et vieillissement masculin" -------------------------------------------------------------------------------- Mercredi 4 avril, au Muséum d'Histoire Naturelle, le Dr Dominique Delavierre a proposé une conférence intitulée : Sexualité et vieillissement masculin : au-delà de cette limite, votre ticket est-il toujours valable ? Lisez la suite pour en avoir le résumé....

SEXUALITE ET VIEILLISSEMENT MASCULIN

Conférence du 4 avril 2007

Dr Dominique DELAVIERRE, médecin urologue et andrologue au CHR, président sortant de la Société d'Andrologie de Langue Française, membre de Comité d’Andrologie de l’Association Française d’Urologie

Introduction

Dans les pays développés le vieillissement et les questions qu'il soulève sont d'actualité. La sexualité reste l’une des préoccupations des hommes et des femmes "avançant en âge", comme en témoignent diverses enquêtes.

Mais la sexualité des personnes "avançant en âge" est aussi l'objet d'idées reçues, de croyances… Elle serait déplacée, perverse, honteuse, dangereuse, ridicule… Bref, c’est un sujet qui reste largement tabou. Dans l'inconscient la sexualité des personnes "avançant en âge" renvoie en effet à celle des parents sur laquelle plane un interdit culturel. Le rejet de la sexualité chez les personnes "avançant en âge" est un moyen de défense, de protection face à sa propre sexualité.

Pourtant, la sexualité contribue à tout âge à la qualité de vie, à l’épanouissement, voire à la santé d’une personne, quel que soit son âge. Il s’agit donc de ne pas la laisser se dégrader et de remédier aux troubles qui peuvent lui nuire.

Qu’est-ce que le vieillissement ?

C’est le « processus qui au long des années transforme un sujet adulte en bonne santé en un individu fragile dont la compétence et les réserves d’énergie diminuent au niveau de la plupart des systèmes physiologiques ». La personne devient vulnérable aux maladies et le vieillissement aboutit à la mort.

En France les plus de 60 ans étaient 11 millions en 1990 et seront 16 millions en 2015. Dès 2025, 25% de la population aura plus de 60 ans.

La longévité (durée de la vie) est une notion chronologique. Le vieillissement est un processus biologique, physiologique. Vieillissement et longévité sont simultanés mais pas nécessairement parallèles. Les altérations constatées se développent progressivement.

Le vieillissement n’est pas un mécanisme spécifique de la dernière partie de la vie. Il est la suite programmée de mécanismes biologiques continus qui se succèdent à des rythmes différents de façon naturelle et continue pour tout être vivant. Les mécanismes intrinsèques, déterminés génétiquement, du vieillissement sont inéluctables. Les mécanismes extrinsèques relevant de l’environnement peuvent être modifiés ou améliorés.

Le caractère rapide de l'augmentation de l'espérance de vie dans les pays développés témoigne de l'importance de divers facteurs : amélioration du niveau socio-économique, des conditions de vie et de travail (meilleure nutrition, amélioration de l'habitat, du chauffage, de l'habillement et de l'hygiène), du niveau et de la durée des études ; progrès de la médecine et recul des pandémies.

Les signes du vieillissement :

- Diminution de la masse et de la force musculaire,
- Augmentation de la masse graisseuse, surtout abdominale,
- Athéromatose,
- Osteopénie,
- Sudations, bouffées de chaleur, palpitations,
- Chute et modification de la couleur des cheveux,
- Diminution de la pilosité,
- Perte de l'élasticité cutanée, rides, aspect flétri et flasque de la peau,
- Manque d'énergie,
- Diminution de la mémoire, des fonctions cognitives, des capacités de concentration,
- Irritabilité, dépression, insomnie,
- Diminution de la sensation de bien être,
- Modifications sexuelles.

Qu’est-ce que la santé sexuelle ?

Selon la définition de l'OMS (2002), c’est un « état de bien-être physique, émotionnel, mental et social associé à la sexualité. Elle ne consiste pas uniquement en l’absence de maladie, de dysfonction ou d’infirmité. La santé sexuelle exige une approche positive et respectueuse de la sexualité et des relations sexuelles, et la possibilité d’avoir des expériences sexuelles qui apportent du plaisir en toute sécurité et sans contraintes, discrimination ou violence. Afin d’atteindre et de maintenir la santé sexuelle, les droits sexuels de toutes les personnes doivent être respectés, protégés et assurés. »

La sexualité n’est donc pas obligatoire, mais son expression doit toujours être possible.

Le cycle d’une activité sexuelle.

Désir => Excitation (Erection) => Plateau (plaisir) => Ejaculation / Orgasme => Résolution (Période réfractaire).

Les modifications physiologiques sexuelles liées à l’âge.

- Désir sexuel émoussé.
- Déclenchement de l ’érection plus difficile, nécessitant des stimuli prolongés et plus directs.
- Diminution des sécrétions pré-éjaculatoires.
- Ejaculation retardée, de moindre volume.
- Expulsion moins franche.
- Orgasme émoussé.
- Période de latence (réfractaire) allongée.

Quelles sont les dysfonctions sexuelles masculines ?

- Dysfonction érectile (DE) (10 à 20 %). Entre 40 et 70 ans, la prévalence de la dysfonction érectile est multipliée par 2 à 4 selon les enquêtes. L’âge seuil : entre 50 et 60 ans.
- Troubles de l'éjaculation.
- Ejaculation prématurée (30 %).
- Anéjaculation / Anorgasmie.
- Troubles du désir (15 %).
- Troubles du plaisir.
- Dyspareunie (douleurs liées à l'activité sexuelle) (< 5 %).

Les facteurs de risque de la dysfonction érectile

- Diabète
- Hypertension artérielle (HTA)
- Tabagisme
- Dyslipidémie
- Maladies cardio-vasculaires
- Certaines situations psycho-pathologiques
- Certains médicaments
- Sédentarité
- Obésité
- Insuffisance rénale chronique
- Troubles mictionnels
- Certaines chirurgies pelviennes
- Irradiation pelvienne
- Neuropathies centrales (paraplégies, sclérose en plaques)
- Hypogonadisme
- Fibrose des corps caverneux
- Mauvais état général
- Certains facteurs socio-économiques

Les anomalies hormonales liées au vieillissement : l’andropause.

On constate une diminution statistique de la testostérone (hormone mâle) circulante avec l'âge en raison de la diminution de sa sécrétion par les testicules. Le déclin est constant et progressif dès la fin de la trentaine, mais avec des variations individuelles importantes. Il n’y a pas nécessairement de déficit chez tous les hommes et l’homme conserve la possibilité de se reproduire.

Cette diminution statistique de la testostérone est qualifiée d’« andropause », selon la terminologie médiatique grand public et de « déficit androgénique lié à l'âge » (DALA) dans la terminologie descriptive, médicale et scientifique.

Les signes cliniques de l’andropause.

- Diminution du désir sexuel, de la qualité des érections notamment nocturnes et matinales spontanées, de l'intensité de l'orgasme et du volume de l'éjaculat.
- Humeur dépressive, irritabilité ou indifférence, insomnie.
- Manque de dynamisme, de motivation, asthénie physique et psychique.
- Accès d'hypersudation ou bouffées de chaleur.
- Chute des poils à topographie masculine, altérations cutanées.
- Gonflement des seins (gynécomastie) et diminution de volume des testicules.
- Diminution de la masse et de la force musculaires.µ
- Augmentation de la masse grasse et redistribution abdominale.
- Diminution de la densité osseuse (ostéoporose) avec des risques de fractures.

La diminution de la sécrétion de testostérone par les testicules n’intervient que partiellement dans les modifications de la sexualité observées avec l’avancée en âge. Le vieillissement sexuel est un phénomène plurifactoriel.

Les freins à la sexualité sont les modifications physiologiques liées à l'âge, les dysfonctions sexuelles, les problèmes de santé physiques ou psychiques, l’altération de l'image corporelle (diminution du pouvoir de séduction, de l'attrait physique, des sensations), l’absence de partenaire (séparation, divorce, veuvage)

Mais ...

Les personnes "avançant en âge" sont souvent actives, en bonne santé, libérées des contraintes professionnelles, de l'éducation des enfants, de la contraception. Il y a donc une altération progressive, mais non inéluctable de la sexualité et de l ’érection. La sexualité de la personne vieillissante est loin d ’être éteinte et il n’y a pas de contre-indications liées à l'âge des traitements de la dysfonction érectile ou du DALA.

Questions

Qu’est-ce que la dysfonction érectile ?

La dysfonction érectile est définie par une incapacité permanente ou répétée d'un homme à obtenir et maintenir une érection suffisante pour permettre une activité sexuelle. Les troubles de l’érection ne sont pas «tout ou rien », car il existe des degrés variables pouvant aller de troubles mineurs à l’absence complète d’érection. L’érection dépend de plusieurs phénomènes et notamment au niveau des corps caverneux de la libération de substances vasoactives responsable d'une dilatation des artères du pénis et d'une relaxation des fibres musculaires lisses.

La fonction sexuelle d’un homme ne se limite pas à sa capacité à développer des érections : d’autres problèmes peuvent survenir tels qu'une diminution du désir, une éjaculation prématurée, retardée ou rétrograde, une absence d’orgasme.

Quelles sont les multiples facteurs de risque de troubles de l’érection ?

L’âge, responsable de modifications physiologiques et de diverses pathologies, avec des variations individuelles très importantes.

Psychiques : dépression, stress, anxiété, altération du désir sexuel
Métaboliques : diabète, dyslipidémie
Hypertension artérielle
Tabagisme
Obésité
Sédentarité
Maladies cardio-vasculaires
Neurologiques : traumatisme de la moelle épinière, complications de chirurgie ou de radiothérapie pelviennes, sclérose en plaques, maladie de Parkinson, accidents vasculaires cérébraux
Hormonaux : déficit androgénique
Médicamenteux avec certains hypotenseurs ou psychotropes
Insuffisance rénale chronique
Maladie de Lapeyronie
Les drogues : cannabis, cocaïne, héroïne, crack, etc., qui après un « coup de fouet » passager dépriment de façon profonde la fonction sexuelle.

Pourquoi faut-il prendre en charge la dysfonction érectile ?

Les troubles de l'érection peuvent perturber profondément l’homme dans sa masculinité et entraîner une souffrance, une dépression, une perte de confiance en soi, de l’anxiété ou de l’agressivité. Par ailleurs la dysfonction érectile en raison des nombreux facteurs de risque notamment vasculaires se situe au cœur de la santé masculine. Elle entre souvent dans le cadre d'une maladie vasculaire plus générale comprenant notamment la coronaropathie.

Qui consulter ?

En priorité le médecin traitant, qui pourra ensuite vous orienter vers un spécialiste.

Quels sont les traitements de la dysfonction érectile ?

Les progrès réalisés au cours de ces dernières années permettent de nouvelles possibilités thérapeutiques :

1/ Comprimés de Sildénafil, Tadalafil ou Vardenafil, qui favorisent l’érection seulement sous l’effet d’une stimulation sexuelle.
2/ Injections intracaverneuses (dans le pénis).
3/ Pompe mécanique externe.
4/ Implants péniens en dernier recours.

Peut-on prévenir la dysfonction érectile ?

Une bonne hygiène de vie (activité physique régulière), la lutte contre le diabète, la dyslipidémie et les maladies cardio-vasculairesvasculaires, la surveillance de la tension artérielle, l'arrêt du tabagisme, le soutien psychologique ... contribuent à prévenir la dysfonction érectile.

écrit le 2007-04-20 12:24:12 par alice LESAGE
 

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RDV de la Santé du 3 décembre : Faut-il encore parler du sida en 2008 ?

Conférence-débat ouverte à tous, mercredi 3 décembre 2008 à 20 h 30 au Muséum d’Orléans, 6 rue Marcel Proust : Faut-il encore parler du sida en 2008 ? Animée par le Dr Philippe ARSAC, chef de service médecine interne au CHR d'Orléans, en présence de représentants du monde associatif. Ci-contre plus de détails.
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écrit le 2008-11-27 10:58:45 par Cecile Audet
 

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